Après Waterloo, la réaction contre la révolution et l'empire se poursuivit en Europe, de 1815 jusqu'à 1830.
Et contre la
Sainte-Alliance des Princes, partout où ce fut possible les peuples protestèrent en s'unissant au sein de mouvements libéraux et nationaux plus ou moins clandestins.
Ainsi, en Grande-Bretagne, après le ministère tory (conservateur) de Lord Castlereagh remplacé par George Canning, l'émancipation des catholiques irlandais, défendue par Daniel O'Connel, fut votée par le parlement.
En Allemagne, l'Autriche défendit les idées de la réaction au congrès de Vienne mais la Prusse favorisa l'unité commerciale en créant le Zollverein.
En Espagne, la politique suivie par Ferdinand VII entraina des insurrections. La France intervint et rétablit le pouvoir absolu du roi, après la prise de Cadix.
En Italie, des troubles éclatèrent à Naples et à Turin qui furent sévèrement réprimés par l'Autriche qui occupa le Piémont.
Grande gagnante de cette période, la Grèce qui, en 1829, se révolta contre les Turcs avec le soutien de la France et de l'Angleterre et obtint ainsi son indépendance.
Outre-Atlantique, les colonies espagnoles s'insurgèrent et proclamèrent une à une leur indépendance. Sous la conduite du général Bolivar, et après le congrès de Panama (1826), l'Amérique ex-espagnole se divisa en douze républiques.
Enfin, à la même époque, le Brésil se détacha du Portugal sous l'autorité de Don Pedro qui fut proclamé empereur.