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 L’accès des femmes à la culture sous l’Ancien Régime

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Camille Desmoulins
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MessageSujet: L’accès des femmes à la culture sous l’Ancien Régime   Ven 20 Avr - 21:51

Voici un excellent article du site CLIONAUTE.
Citation :
Véronique Marie

Linda Timmermans (1960-1995), était maître de conférences à l’Université de Grenoble III. Elle a consacré son œuvre à l’histoire des femmes à l’âge classique. Cet ouvrage est issu d’une thèse de doctorat (1991) consacrée à l’accès des femmes à la culture au XVIIe siècle.

Le thème du rapport entre les femmes et la culture a fait l’objet d’études récentes, il ouvre un vaste champ d’études. Un colloque de l’Association des Historiens Modernistes des Universités, dans les années 1980 avait pour thème : « la femme à l’époque moderne ». De cette question aux multiples aspects, l’auteur fait le choix d’étudier principalement l’accès des femmes à la vie intellectuelle et au savoir ainsi que la place qu’elles occupent tout particulièrement dans la vie littéraire. En avant-propos, Linda Timmermans cite Georges Livet : « la femme et la culture : le sujet est immense ». Cette question de l’accès de la femme au savoir se pose principalement à travers la littérature et le domaine intellectuel d’une manière générale et touche surtout les élites de la société. La plupart des auteurs de l’époque vont dans ce sens et leurs observations touchent essentiellement cette catégorie de femmes même quand ils évoquent la femme en général. Linda Timmermans s’intéresse aussi à la participation des femmes à la vie intellectuelle.

L’auteur présente aussi une difficulté de son entreprise : celle de ne pas superposer le débat actuel sur les femmes et la situation au XVIIe siècle, il faut aussi, autant que possible, éviter la projection de nos propres conceptions et tenir compte des écarts existants sur le terrain des mentalités et des idées. Linda Timmermans révèle un XVIIe siècle loin d’être aussi misogyne que certains auteurs l’affirmaient par méconnaissance. En effet « la question féminine se posait en des termes différents » de ce que nous utilisons aujourd’hui, il faut donc tenir compte du contexte historique.

Aujourd’hui, de nombreux auteurs s’intéressent au thème des femmes sous l’ancien régime et l’étudient sous différents aspects dont le principal reste le domaine de la culture profane. Linda Timmermans aborde ce thème de la culture profane dans son ouvrage mais consacre aussi une partie de celui-ci à la culture religieuse des femmes tout en précisant que cette séparation des deux thèmes dans son ouvrage n’implique pas l’absence de relations et de liens entre les deux. Cette question de l’accès des femmes en France à la culture religieuse était une question encore peu explorée au moment où l’auteur commençait son ouvrage. Pour le domaine profane les recherches sont beaucoup plus avancées aussi l’auteur s’attache à en évoquer les aspects les plus méconnus dans le but « d’ouvrir de nouvelles voies de recherche ». L’auteur précise que son étude a pour objectif de livrer au lecteur tout un ensemble de documents plus ou moins connus, et d’origine variés.

Linda Timmermans pose ainsi une série de questions qui orientent son ouvrage : la vision des contemporains sur l’influence littéraire des femmes, le problème du savoir féminin dans les querelles du féminisme, la réhabilitation des « précieuses » souvent vues de manière très péjorative, les mécanismes qui ont favorisé l’émergence des femmes auteurs et les débats sur l’écriture féminine.

Le cadre chronologique choisi pour cette étude tient plus compte de l’Histoire de France que de l’histoire littéraire pour des raisons pratiques comme le souligne l’auteur. Elle explique son choix par la pacification du royaume après l’Edit de Nantes pour la première date, et la mort de Louis XIV pour la dernière, dates charnières qui selon l’auteur marquent la vie culturelle, les mentalités, etc. On peut cependant discuter le choix de ces dates car celles-ci posent des limites très artificielles au sujet.

Dans l’introduction de l’ouvrage, Linda Timmermans fait un bilan nécessaire, sur le débat autour des femmes et de la culture au Moyen-âge et à la Renaissance. Selon elle, le Moyen-Âge ne connaît pas de réel débat sur l’accès des femmes à la culture. Les femmes sont plus perçues sous l’angle des mœurs et de la morale. C’est avec la Renaissance que la question connaît un tournant avec des mouvements tels que l’humanisme (avec Erasme) ou la réforme (avec Luther) qui ne sont pas étrangers à cette question. Des ardents défenseurs des femmes, « les champions des femmes », ne manquent pas d’alimenter le débat. Et même s’ils sont peu nombreux et que leurs idées neuves restent très abstraites, ils introduisent un nouveau genre littéraire : le discours sur la supériorité des femmes. Citons par exemple Christine de Pizan. L’accès des femmes au savoir est ainsi souvent rattaché à un autre thème : la réforme souhaite que les femmes sachent lire la bible en langue vulgaire, ici l’intérêt porté à l’accès des femmes à la culture reste limité au domaine religieux. Comme on peut le voir les propositions des humanistes et des réformateurs sont moins abstraites mais plus timorées. Les progrès de la culture profane des femmes sont incontestables mais sont surtout perceptible chez les élites.

Linda Timmermans souligne qu’il existe une sorte de contradiction dans le statut de la femme au XVIIe siècle, contradiction qui alimente le débat sur les femmes à la même époque. En effet deux conceptions s’opposent : une plutôt traditionnelle, liée aux coutumes et de l’autre côté la place réelle que les femmes occupent dans la société française du XVIIe siècle. Selon l’auteur, le « discours officiel reste en grande partie défavorable à l’accès des femmes au savoir ». Même les défenseurs des femmes ne sont pas tous prêts à les voir sortir de leur place traditionnelle dans la société et suivre un enseignement qui ne correspondrait pas aux fonctions auxquelles les confine celle-ci. Pour les auteurs qui s’opposent radicalement à l’accès des femmes à la culture, l’argument principal repose sur la nécessaire séparation entre les sexes. En bouleversant l’ordre social, les femmes contribuent en quelque sorte à apporter l’anarchie dans la société. C’est ainsi que la préciosité est perçue négativement par les contemporains, comme le reflet de cette anarchie. Les académies, les religieux condamnent les revendications des femmes pour l’accès à la vie culturelle.

A ces visions très traditionnelles de la place que la femme doit occuper dans la société s’oppose celle des féministes les plus convaincus qui, eux, prône un changement radical et la souveraineté des femmes notamment dans les salons. Mais l’auteur montre que tous ces débats qui secouent le XVIIe siècle, et qui sont bien réels, ne débouchent pas sur une émancipation de la femme. Même les plus grands défenseurs de la femme ne voient pas dans l’instruction et les sciences le moyen pour les femmes de conquérir leur émancipation. Comme le précise l’auteur « le féminisme du XVIIe siècle reste très respectueux d’un ordre social » où la séparation des sexes est de rigueur.

C’est en restant dans ce cadre borné par les structures et les conceptions traditionnelles de la société et de l’église, que bien des femmes s’intéressent à la culture. C’est en respectant cette nécessaire différenciation des sexes que certaines femmes ont pu accéder à des domaines d’ordinaire réservés aux hommes. C’est le cas par exemple dans les domaines de l’écriture ou de la critique littéraire ou encore celui de l’enseignement doctrinal, comme le souligne longuement l’auteur dans son développement. Ce qui au final permettait aux femmes soit de marquer leur souveraineté pour les premières soit de souligner l’infériorité du sexe féminin dans le deuxième cas. C’est en respectant cette différence entre les sexes que les femmes peuvent s’introduire dans les débats du temps. L’auteur souligne par exemple l’importance des moniales de Port Royal dans la controverse religieuse. L’auteur conclut ainsi : « c’est en assumant les limites de la condition féminine que les femmes arrivaient le mieux à leurs fins ».

C’est parce que les femmes ont su contourner les interdits, s’engouffrer dans les failles du système social que leur rôle dans la vie intellectuelle du XVIIe siècle ne fut pas anodin. D’autres facteurs permettent aussi aux femmes d’obtenir cette place : sur le plan religieux c’est le cas de la contre-réforme ou du jansénisme. Le développement de la vie mondaine et la diffusion de plus en plus large des connaissances a aussi contribué à donner aux femmes une place plus importante dans la vie culturelle et les débats du temps. Le XVIIIe siècle voit, selon Linda Timmermans, l’arrêt de la promotion intellectuelle des femmes dans le domaine religieux mais au contraire consacre cette promotion intellectuelle dans le domaine profane. Les domaines où les femmes s’illustrent sur le plan intellectuel s’élargissent. L’auteur termine son propos sur une note presque trop optimiste voyant dans le XIXe siècle puis le XXe l’investissement de tous les domaines du savoir par la femme, une sorte de lancée qui ne s’arrêtera plus. On peut nuancer ce propos car même si certaines femmes parviennent à accéder à de nombreux savoir au XIXe siècle, il n’en reste pas moins que celui-ci reste encore très marqué par la domination masculine et les traditions. De nombreux progrès restent encore à faire dans le domaine de l’accès des femmes à la culture et ce jusqu’au XXe siècle.

Dans l’ensemble, cet ouvrage sur l’accès des femmes à la culture sous l’Ancien Régime nous renseigne aussi sur les débats que la question soulevait chez les contemporains. Linda Timmermans montre un XVIIe siècle qui n’est pas totalement hostile à l’accès des femmes au savoir même si les défenseurs des femmes restent peu nombreux. L’auteur explore des thèmes non traités ou peu évoqués jusqu’à présent, ce qui rend l’ouvrage passionnant et dévoile un grand travail de recherche. Linda Timmermans appuie son propos sur une bibliographie importante et de nombreuses sources. Cependant quelques reproches sont à faire à l’ouvrage. Notamment la difficulté à la lecture du fait de caractères très petits, ils le sont encore plus pour les citations. La multiplication des citations rompt le rythme de la lecture et fait parfois perdre le fil de l’idée évoquée avant celle-ci. Mais l’ouvrage reste d’une manière générale très intéressant et ouvre sur des idées de recherche. Ainsi Linda Timmermans donne des éléments permettant d’ouvrir de nouveaux axes de recherche et reconnaît elle-même la nécessité de poursuivre l’étude sur le thème de la femme sous l’Ancien Régime.

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MessageSujet: Re: L’accès des femmes à la culture sous l’Ancien Régime   Ven 20 Avr - 22:04

Absolument passionnant !!! Camille, Merci infiniment. Je vais m'intéresser à Linda Timmermans... Une réhabilitation de la "Préciosité"... Intéressant...
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Genovefa

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MessageSujet: Re: L’accès des femmes à la culture sous l’Ancien Régime   Ven 20 Avr - 23:04

J'avais relevé deux citations de Fénelon 17-début 18ème)

"De l'éducation des filles"

Rien n'est plus négligé que l'éducation des filles. La coutume et le caprice des mères y décident souvent de tout : on suppose qu'on doit donner à ce sexe peu d'instruction.

Pour les filles, il ne faut pas q'elles soient savantes, la curiosité les rend vaines et précieuses, il suffit qu'elles sachent un jour gouverner leurs ménages, et obéir à leurs maris sans raisonner
.

Je suppose qu'il parlait des filles de l'aristocratie.

Je ne pense pas qu'il portait un jugement, mais qu'il faisait un constat.

Donc, les filles, vous n'avez rien d'autre à faire que commander aux servantes, vous occuper des pots de confiture, faire des enfants, recevoir en souriant, arranger un vase de fleurs, mais SURTOUT obéir sans raisonner geek

J'aurais décidément fait une mauvaise épouse
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MessageSujet: Re: L’accès des femmes à la culture sous l’Ancien Régime   Ven 20 Avr - 23:10

Ma très chère Geno, tes citations sont évidemment éloquentes.

De nos jours, elles peuvent, malheureusement, être encore de rigueur...
Là, je sais que je vais t'énerver Laughing mais je ne puis m'empêcher de clamer à la ronde, l'importance du rôle de la mère, dans l'éducation des filles et des garçons...... Laughing Je me permets d'insister lourdement, car je suis totalement convaincue de cette analyse lol!

Tu as, maintenant le droit, de me faire taire lol! j'ai déjà parlé lol! I love you

Je plaisantais, ma chère Geno Wink
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Genovefa

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MessageSujet: Re: L’accès des femmes à la culture sous l’Ancien Régime   Ven 20 Avr - 23:22

Mais non voyons je ne suis pas énervée

Et tu as tout à fait raison sur le niveau de l'éducation, malheureusement c'est tellement ancré dans le subconscient Rolling Eyes

Car, quels que soient la culture d'origine ou le niveau social, il ne faut jamais oublier que ce sont les femmes qui élèvent les enfants.

Ce sont elles qui instinctivement vont diriger les filles dans les travaux de filles (cuisine, ménage) mais pas leurs garçons.

Il faudra des générations avant que les mentalités des femmes, surtout, changent.

S'il est à peu près accepté aujourd'hui qu'une femme ramène un salaire, conduise une voiture, ou sache se servir d'une perceuse, j'ai rarement vu un homme en train de repasser ou en train de tricoter

Le rôle inférieur de la femme d'aujourd'hui est AUSSI conditionné par l'éducation de leurs mères, j'en reste persuadée.

Tu vois, j'abonde dans ton (bon) sens et comme toi j'ai été élevé entre deux frères mais c'est moi qui baffais
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MessageSujet: Re: L’accès des femmes à la culture sous l’Ancien Régime   Ven 20 Avr - 23:27

Ah ! Je t'adore, Geno Laughing et c'est sincère ! sunny queen
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Camille Desmoulins
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MessageSujet: Re: L’accès des femmes à la culture sous l’Ancien Régime   Ven 20 Avr - 23:28

Genovefa a écrit:
j'ai rarement vu un homme en train de repasser ou en train de tricoter

Il y a un truc qui s'appelle le pressing et des services de repassage parfaitement compétenst. Ces métiers de service ( exercés parfois par des hommes) permettent de développer la consommation, donc l'emploi, donc c'est un cercle vertueux... Je pourrai même de prouver qu'avec le repassage sous-traité on re-dynamisme les théories de Keynes !

En train de tricoter ? Pourquoi faire ? Je déteste la laine ! Et je ne vois point la noblesse d'une maille à l'envers et d'une maille à l'envers...

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MessageSujet: Re: L’accès des femmes à la culture sous l’Ancien Régime   Ven 20 Avr - 23:30

lol! lol! Laughing
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Genovefa

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MessageSujet: Re: L’accès des femmes à la culture sous l’Ancien Régime   Ven 20 Avr - 23:54

Heuuuuu il y a les pressings pour le nettoyage à sec, mais le repassage est très mal fait, et je ne parle pas des lessives bon marché qui décapent tout Twisted Evil

Citation :
En train de tricoter ? Pourquoi faire ? Je déteste la laine ! Et je ne vois point la noblesse d'une maille à l'envers et d'une maille à l'envers...

Mais si il y a de la noblesse a faire quelque chose de ses mains sunny

Et si je peux contribuer à ta culture sur le tricot, sache que ce sont des hommes, des marins qui ont commencé à tricoter, les Irlandais surtout. lol!
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MessageSujet: Re: L’accès des femmes à la culture sous l’Ancien Régime   Ven 20 Avr - 23:56

A là, pour les Irlandais, je t'approuve, Geno Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing
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Camille Desmoulins
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MessageSujet: Re: L’accès des femmes à la culture sous l’Ancien Régime   Ven 20 Avr - 23:57

Genovefa a écrit:

Mais si il y a de la noblesse a faire quelque chose de ses mains sunny

ARLETTE quitte de ce corps !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Version libérale !

SADE quitte ce corps !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Version après 00h00


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Genovefa

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MessageSujet: Re: L’accès des femmes à la culture sous l’Ancien Régime   Sam 21 Avr - 0:03

Je ne sais pas si j'ai tout compris Embarassed entre Arlette et Sade geek
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MessageSujet: Re: L’accès des femmes à la culture sous l’Ancien Régime   Sam 21 Avr - 0:04

Je craque là Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing
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MessageSujet: Re: L’accès des femmes à la culture sous l’Ancien Régime   

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