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 Les grands poètes : Aragon

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Camille Desmoulins
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Nombre de messages : 5040
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MessageSujet: Les grands poètes : Aragon   Lun 26 Mar - 15:52

Les Yeux d'Elsa

Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire
J'ai vu tous les soleils y venir se mirer
S'y jeter à mourir tous les désespérés
Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire
À l'ombre des oiseaux c'est l'océan troublé
Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent
L'été taille la nue au tablier des anges
Le ciel n'est jamais bleu comme il l'est sur les blés
Les vents chassent en vain les chagrins de l'azur
Tes yeux plus clairs que lui lorsqu'une larme y luit
Tes yeux rendent jaloux le ciel d'après la pluie
Le verre n'est jamais si bleu qu'à sa brisure
Mère des Sept douleurs ô lumière mouillée
Sept glaives ont percé le prisme des couleurs
Le jour est plus poignant qui point entre les pleurs
L'iris troué de moir plus bleu d'être endeuillé
Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche
Par où se reproduit le miracle des Rois
Lorsque le coeur battant ils virent tous les trois
Le manteau de Marie accroché dans la crèche
Une bouche suffit au mois de Mai des mots
Pour toutes les chansons et pour tous les hélas
Trop peu d'un firmament pour des millions d'astres
Il leur fallait tes yeux et leurs secrets gémeaux
L'enfant accaparé par les belles images
Écarquille les siens moins démesurément
Quand tu fais les grands yeux je ne sais si tu mens
On dirait que l'averse ouvre des fleurs sauvages
Cachent-ils des éclairs dans cette lavande où
Des insectes défont leurs amours violentes
Je suis pris au filet des étoiles filantes
Comme un marin qui meurt en mer en plein mois d'août
J'ai retiré ce radium de la pechblende
Et j'ai brûlé mes doigts à ce feu défendu
Ô paradis cent fois retrouvé reperdu
Tes yeux sont mon Pérou ma Golconde mes Indes
Il advint qu'un beau soir l'univers se brisa
Sur des récifs que les naufrageurs enflammèrent
Moi je voyais briller au-dessus de la mer
Les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa

Louis Aragon
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MessageSujet: Re: Les grands poètes : Aragon   Lun 26 Mar - 16:36

Un million de merciiis pour avoir inséré cette ode à Elsa, d'Aragon sublimissime !
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Camille Desmoulins
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MessageSujet: Re: Les grands poètes : Aragon   Lun 26 Mar - 17:14

Le Fou d'Elsa
Ô froide et brûlante à la fois pécheresse au corps de corail

Ville des Juifs aux mille et trente tours dans tes rouges murailles

Genoux talés percé d'aiguilles sourd de neige et l'âme en sang

Je te découvre et tes jardins d'amandiers à l'ombre du Croissant

Fille de Mahom sous ma robe j'apportais des clous

Et l'arbre du Vrai Dieu comme la lettre d'un amant jaloux

Te voilà terre philosophale à mes pieds d'où sort l'orange

Et j'ai peur maintenant de trop bien comprendre les Mauvais Anges

Séduit par l'attrait de l'enfer à retrouver l'Andalousie

Je suis envahi tout à coup par un parfum d'apostasie

Grenade à chair de violette et de jasmin dont le vent mène

A moi comme de bains publics une anonyme odeur humaine

Tel est le désir au ventre que j'ai de toi que je me dis

Que pour connaître la senteur du bois il faut une incendie

Et je ne te posséderai jamais autrement pour moi-même

Je suis l'émissaire d'un Roi chargé de te dire qu'il t'aime

Qu'il ira de force ou de gré te prendre bientôt dans ses bras

Te serrer dans ses jambes d'or tant que le ciel en saignera

Je ne vais pas te raconter ma longue et déplorable histoire

Et pourquoi je flaire le vent quand je longe tes abattoirs

Et de qui je suis le jouet Comment je ne m'appartiens plus

Car ma vie est derrière moi Seul m'obéir m'est dévolu

Il ne reste rien de ces jours ici qui furent ma jeunesse

Et l'écuelle est renversée où nul n'a bu le lait d'ânesse

Je suis le fruit tombé de l'arbre et l'objet de perversion

Taché talé honni jauni sali séché par le vent noir des passions

J'ai joué mon ciel et mon sang j'ai brûlé mes jours et mon ombre

J'ai payé d'une éternité la saison de mes plaisirs sombres

J'ai roulé l'image de Dieu dans la boue de l'ignominie

Et dans mon propre cauchemar c'est moi qui moi-même punis

C'est dans mon miroir que je lis le roman de mes propres crimes

Devenu mon propre bourreau devenu ma propre victime

Prisonnier de ce que j'ai fait prisonnier de ce que je fus

Et chaque pas m'est pour le pire à quoi je n'ai droit au refus

La calomnie est mon devoir la corruption mon système

Qui je veux perdre je noirci du fard de mes propres blasphèmes

Du stupre caché de mes nuits du sang que répandit ma main

Soldat de cette guerre affreuse où le mal est le seul chemin

Je suis venu voir ici le défaut des murs les lieux d'échelle

Et dans l'âme des gens la brèche et l'heure où dort la sentinelle

Il faut sonder le désespoir frapper où l'homme sonne creux

Qui tremble perdre sa richesse ou celui qui est malheureux

Faire lever l'ambition dans les pâtures subalternes

Semer au créneau l'incrédulité soudoyer la poterne

J'épongerai l'étoile au ciel je couperai sa gorge au cri

Et seuls les chevaux remueront vaguement dans les écuries

Mais vertige de ta beauté quand j'ouvre ta ceinture d'arbres

Je trahis mon maître et la Croix dans tes cours d'ombrage et de marbre

Je perds le Dieu de mon baptême à l'eau fraîche de tes vergers

Sur la musique de mon c?ur il n'est plus que mots étrangers

Sur les pentes du Cholaïr je suis comme l'infant Sanchol

Qui rasa sa tête et changea pour Chandja son nom d'Espagnol

Pour cela nul ne sait quel fruit parricide il avait mordu

Ni si vraiment c'est pour quelques maravédis qu'il s'est vendu

Moi c'est une façon de langueur qui corrompt l'air de ma narine

Mon ombre n'est plus sur mes pas mon c?ur n'est plus dans ma poitrine

Seigneur mon Dieu pardonnez-moi de vous préférer ce vin doux

Et le parjure est sur ma langue et je vous renonce à genoux

Et je frémis comme l'incestueux dans les bras de sa mère

Car cela ne se peur terminer que dans une terre amère

La jouissance même est pour lui sa honte et son dénuement

De quelque côté qu'il se tourne il y trouve son châtiment

Et je suis pire que celui qui profane sa propre souche

Moi qui trahis ma trahison et qui mens à ma propre bouche

En désaccord l'âme et la main par une infâme comédie

Mêlant la mort et le baiser les péchés et le paradis

Déjà je vois la gorge à l'air rouler dans d'autres bras la ville

Et de sa chair il adviendra comme de Cordoue et de Séville

Où les paroles du Coran se barrent de mots en latin

Et chaque rue ivre et sanglante est devenue une putain

Que baisent des soldats heureux proférant des jurons étranges

Pour qui toute nuit désormais aura le parfum de l'orange

Ils promèneront avec eux un carnaval de dieux géants

Et le suaire et la cagoule et le feu pour les mécréants

Ils installeront leur chenil au seuil des palais almohades

Et mettront leur linge à sécher sur le visage de GrenadeLouis Aragon


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MessageSujet: Re: Les grands poètes : Aragon   Lun 26 Mar - 18:07

Puis-je remercier encore..........
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MessageSujet: Re: Les grands poètes : Aragon   Jeu 5 Avr - 14:30

Les mains d'Elsa

Donne-moi tes mains pour l'inquiérude
Donne-moi tes mains dont j'ai tant rêvé
Dont j'ai tant rêvé dans ma solitude
Donne-moi tes mains que je sois sauvé
Lorsque je les prends à mon pauvre piège
De paume et de peur de hâte et d'émoi
Lorsque je les prends comme une eau de neige
Qui fond de partout dans mes mains à moi

Sauras-tu jamais ce qui me traverse
Ce qui me bouleverse et qui m'envahit
Sauras-tu jamais ce qui me transperce
Ce que j'ai trahi quand j'ai tressailli

Ce que dit ainsi le profond langage
Ce parler muet de sens animaux
Sans bouche et sans yeux miroir sans image
Ce frémir d'aimer qui n'a pas de mots

Sauras-tu jamais ce que les doigts pensent
D'une proie entre eux un instant tenue
Sauras-tu jamais ce que leur silence
Un éclair aura connu d'inconnu

Donne-moi tes mains que mon coeur s'y forme
S'y taise le monde au moins un moment
Donne-moi tes mains que mon âme y dorme
Que mon âme y dorme éternellement.

Aragon


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Genovefa



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MessageSujet: Re: Les grands poètes : Aragon   Jeu 5 Avr - 15:34

Que c'est beau Aude, merci
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MessageSujet: Re: Les grands poètes : Aragon   Jeu 5 Avr - 15:46

Je t'en prie, chère Geno Very Happy sunny
J'aime tant Aragon sunny que je ne m'ennuie jamais à le relire.


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Genovefa



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MessageSujet: Re: Les grands poètes : Aragon   Jeu 5 Avr - 16:08

Je le découvre grâce à vous, je ne savais que fredonner certains textes mis en musique I love you

Il savait bien lui parler à sa chère Elsa sunny
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MessageSujet: Re: Les grands poètes : Aragon   Jeu 5 Avr - 16:22

... Oui ! et l'aimer... sunny
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MessageSujet: Re: Les grands poètes : Aragon   Jeu 5 Avr - 16:56

Un extrait de la "Complainte de Robert le diable", d'Aragon, interprétée par Jean Ferrat...( Arrow que j'adore !!!! sunny

Saint-Merry

Tu portais dans ta voix
comme un chant de Nerval
Quand tu parlais du
sang, jeune homme
singulier
Scandant la cruauté de
tes vers réguliers
Le rire des bouchers
t'escortait dans tes
Halles
(...)
Tu parcourais la vie
avec des yeux royaux
Quand je t'ai rencontré
revenant du Maroc
C'était un temps maudit peuplé de gens baroques
Qui jouaient dans la brume à des jeux déloyaux

Debout sous un porche avec un cornet de frites
Te voilà par mauvais temps près de Saint-Merry
Dévisageant le monde avec effronterie
De ton regard pareil à celui d'Amphitrite
(...)
Je pense à toi Desnos qui partit de Compiègne
Comme un soir en dormant tu nous en fis récit
Accomplir jusqu'au bout ta propre prophétie
Là-bas où le destin de notre siècle saigne
Je pense à toi Desnos et je revois tes yeux
Qu'explique seulement l'avenir qu'ils reflètent
Sans cela d'où pourrait leur venir ô poète
Ce bleu qu'ils ont en eux et qui dément les cieux

Aragon
(Il ne m'est Paris que d'Elsa)...


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Camille Desmoulins
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MessageSujet: Re: Les grands poètes : Aragon   Jeu 5 Avr - 16:57

Merci, Aude !

_________________
La révolution est la guerre de la liberté contre ses ennemis, la constitution est le régime de la liberté victorieuse et paisible.
Maximilien Robespierre.
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MessageSujet: Re: Les grands poètes : Aragon   Jeu 5 Avr - 17:00

sunny


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MessageSujet: Re: Les grands poètes : Aragon   Mar 17 Avr - 16:29

Voici un autre des poèmes d'Aragon, que j'aime particulièrment...

Elsa au miroir

C'était au beau milieu de notre tragédie !
Et pendant un long jour assise à son miroir
Elle peignait ses cheveux d'or je croyais voir
Ses patientes mains calmer un incendie
C'était au beau milieu de notre tragédie

Et pendant un long jour assise à son miroir
Elle peignait ses cheveux d'or et j'aurais dit
C'était au beau milieu de notre tragédie
Qu'elle jouait un air de harpe sans y croire
Pendant tout ce long jour assise à son miroir

Elle peignait ses cheveux d'or et j'aurais dit
Qu'elle martyrisait à plaisir sa mémoire
Peandant tout ce long jour assise à son miroir
A ranimer les fleurs sans fin de l'incendie
Sans dire ce qu'un autre à sa place aurait dit

Elle martyrisait à plaisir sa mémoire
C'était au beau milieu de notre tragédie
Le monde ressemblait à ce miroir maudit
Le peigne partageait les feux de cette moire
Et ces feux éclairaient des coins de ma mémoire

C'était au beau milieu de notre tragédie
Comme dans la semaine est assis le jeudi

Et pendant un long jour assise à sa mémoire
Elle voyait au loin mourir dans son miroir
Un à un les acteurs de notre tragédie
Et qui sont les meilleurs de ce monde maudit

Et vous savez leurs noms sans que je le leur aie dits
Et ce que signifient les flammes des longs soirs

Et ses cheveux dorés quand elle vient s'asseoir
Et peigner sans rien dire un reflet d'incendie.

Louis Aragon.


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Camille Desmoulins
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MessageSujet: Re: Les grands poètes : Aragon   Mar 17 Avr - 16:40

J'en ai des frissons qui parcourent mon échine... Merci Aude, ce poème m'a donné une image mentale fort agréable, j'ai répensé à quelqu'un grâce à toi ! Wink

Ahhhhhhhhhhhhhh Aragon et Elsa...

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Maximilien Robespierre.
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MessageSujet: Re: Les grands poètes : Aragon   Jeu 26 Avr - 17:23

Extrait de: "Elsa"


Tandis que je parlais le langage des vers
Elle s'est doucement tendrement endormie
Comme une maison d'ombre au creux de notre vie
Une lampe baissée au coeur des myrtes verts
Sa joue a retrouvé le printemps du repos
O corps sans poids pose dans un songe de toile
Ciel formé de ses yeux à l'heure des étoiles
Un jeune sang l'habite au couvert de sa peau
La voila qui reprend le versant de ses fables
Dieu sait obéissant à quels lointains signaux
Et c'est toujours le bal la neige les traîneaux
Elle a rejoint la nuit dans ses bras adorables
Je vois sa main bouger Sa bouche Et je me dis
Qu'elle reste pareille aux marches du silence
Qui m'échappe pourtant de toute son enfance
Dans ce pays secret à mes pas interdit
Je te supplie amour au nom de nous ensemble
De ma suppliciante et folle jalousie
Ne t'en va pas trop loin sur la pente choisie
Je suis auprès de toi comme un saule qui tremble
J'ai peur éperdument du sommeil de tes yeux
Je me ronge le coeur de ce coeur que j'écoute
Amour arrête-toi dans ton rêve et ta route
Rends-moi ta conscience et mon mal merveilleux.

Louis Aragon


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MessageSujet: Re: Les grands poètes : Aragon   Jeu 26 Avr - 17:53

Heureux celui qui meurt d'aimer

O mon jardin d'eau fraîche et d'ombre
Ma danse d'être mon cœur sombre
Mon ciel des étoiles sans nombre
Ma barque au loin douce à ramer
Heureux celui qui devient sourd
Au chant s'il n'est de son amour
Aveugle au jour d'après son jour
Ses yeux sur toi seule fermés

Heureux celui qui meurt d'aimer
Heureux celui qui meurt d'aimer

D'aimer si fort ses lèvres closes
Qu'il n'ait besoin de nulle chose
Hormis le souvenir des roses
A jamais de toi parfumées
Celui qui meurt même à douleur
A qui sans toi le monde est leurre
Et n'en retient que tes couleurs
Il lui suffit qu'il t'ait nommée

Heureux celui qui meurt d'aimer
Heureux celui qui meurt d'aimer

Mon enfant dit-il ma chère âme
Le temps de te connaître ô femme
L'éternité n'est qu'une pâme
Au feu dont je suis consumé
Il a dit ô femme et qu'il taise
Le nom qui ressemble à la braise
A la bouche rouge à la fraise
A jamais dans ses dents formée

Heureux celui qui meurt d'aimer
Heureux celui qui meurt d'aimer

Il a dit ô femme et s'achève
Ainsi la vie, ainsi le rêve
Et soit sur la place de grève
Ou dans le lit accoutumé
Jeunes amants vous dont c'est l'âge
Entre la ronde et le voyage
Fou s'épargnant qui se croit sage
Criez à qui vous veut blâmer

Heureux celui qui meurt d'aimer
Heureux celui qui meurt d'aimer
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MessageSujet: Re: Les grands poètes : Aragon   Aujourd'hui à 4:40

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